Notre cerveau est un organe d'une grande complexité, sollicité en permanence pour nous permettre de fonctionner en tant qu'être humain. Souvent comparé à un chef d'orchestre intérieur, il gouverne nos fonctions vitales ainsi que notre santé physique, psychologique et sociale. Il s'implique dans toutes les sphères de notre vie. Prendre soin de lui, c'est donc prendre soin de nous-mêmes et les façons d'y parvenir sont nombreuses. Qu'il s'agisse de pratiquer une activité physique, de bien s'alimenter, d'adopter une hygiène de sommeil adéquate ou de méditer, chaque habitude exerce une influence propre sur la santé de notre cerveau. Parmi ces pratiques, la méditation occupe une place particulière. Les recherches grandissantes en neurosciences ont montré que la méditation aurait des effets significatifs sur le cerveau, tant sur sa structure que sur son fonctionnement (Shen et al., 2020).
D’abord, un cerveau qui médite est un cerveau réveillé et actif. En effet, la méditation mobilise des régions précises durant la pratique elle-même. Une méta-analyse de Sperduti et ses collègues (2012) indique que trois zones sont particulièrement impliquées. D’abord, le noyau caudé et le putamen jouent un rôle de filtre et tentent de maintenir l'attention à la tâche tout en écartant le flux de pensées. Le parahippocampe, quant à lui, tente de prévenir les distractions pouvant se présenter à nous. Finalement, le cortex préfrontal médial est activé et renforce ainsi la conscience de soi pendant la pratique. Essentiellement, ces zones agissent comme un centre de contrôle et permettent entres autres de faire le tri dans l’information qui est reçue par notre cerveau et donc, de garder notre concentration en évitant les distractions.
Des méta-analyses ont permis d’identifier que la méditation de présence attentive, en plus de solliciter le cerveau, peut modifier la grosseur de certaines de ses parties et ainsi les rendre plus efficaces (Fox et al., 2014) (Shen et al., 2020). Plus précisément, la présence attentive serait susceptible d’augmenter l’épaisseur corticale dans le cortex préfrontal et le cortex singulaire antérieur (Calderone et al., 2024). La méditation semblerait aussi contribuer à l’augmentation du volume et de la densité de la matière grise (Shen et al., 2020). Concrètement, la méditation est l’équivalent d’un entraînement au gym pour notre cerveau, lui permettant d’être plus efficace dans sa prise de décisions, sa gestion des émotions et son traitement général de l’information. En cultivant une pratique de présence attentive, nous travaillons également d’autres régions plus primitives de notre cerveau. La science montre en effet, que la méditation serait susceptible de réduire la taille et l’activation de notre amygdale, soit la partie du cerveau responsable entres autres de stocker nos mémoires et d'analyser notre environnement afin de réagir au danger (Calderone et al., 2024; Šimić et al., 2021). En d’autres mots, la pratique de présence attentive aiderait à calmer notre système d'alarme interne, nous permettant ainsi d’être plus connecté.e au moment présent.
En somme, pratiquer la méditation de présence attentive est une manière d’activer son cerveau et de modifier certaines zones responsables de la concentration, de la régulation des émotions et de la perception de soi et du monde.
Bien que la littérature scientifique offre des explications plus exhaustives sur les régions cérébrales impliquées dans la méditation, cet article se veut un aperçu des zones principalement concernées par la pratique de la présence attentive. La recherche dans ce domaine est en constante évolution et continue de livrer des résultats intéressants. L’équipe de Présence Québec reste donc attentive aux nouvelles études à ce sujet afin de continuer d’offrir du contenu sécuritaire et validé par la science à la population québécoise.
Cet article a été rédigé par l'équipe de Présence Québec.